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L'Illustration, No. 3240, 1 Avril, 1905
L'Illustration, No. 3240, 1 Avril, 1905
Various
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Cela est arrivé sans qu'on y pens?t, comme presque tout arrive: une tiédeur dans l'air, je ne sais quoi de plus gai, le matin, dans la lumière du soleil, une éclosion soudaine de millions de petits points verts aux arbres de mon Luxembourg, un cerisier tout blanc découvert ce matin dans le jardinet d'une maison de Montmartre, où j'allais déjeuner;--et voilà le printemps. Je me sens joyeuse, sans savoir pourquoi, et il me semble que ce divin rajeunissement des choses répand de la jeunesse aussi dans les yeux des gens qui passent.
L'Illustration, No. 3233, 11 Février, 1905
L'Illustration, No. 3233, 11 Février, 1905
Various
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Nous nous connaissons à peine et nous sommes devenus deux amis. A Paris, ces rencontres ne sont pas rares. Je le vois, et je m'arrête auprès de lui deux ou trois fois par semaine en gagnant, à travers les Tuileries, les boulevards, à l'heure du déjeuner. Je le retrouve toujours à la même place, exactement; sur la lisière du jardin, tout près du pavillon de Flore. Derrière nous, la grosse horloge de la gare d'Orsay, de l'autre c?té de l'eau, marque onze heures. Devant nous, dans l'échancrure que dessine à cet endroit la rue de Rivoli, l'image dorée de Jeanne d'Arc à cheval étincelle sous le soleil. De grands carrés de gazon ras, sans couleur, au centre desquels s'érigent deux vases volumineux en marbre blanc, bordent l'allée où il s'est arrêté et où, tout de suite, une trentaine de moineaux l'ont rejoint. Il a posé à terre une grosse serviette en toile cirée et, ayant dit bonjour à ses petits amis, il cherche au fond de ses poches de la mie de pain, qu'il leur distribue. C'est son travail du matin et c'est peut-être tout son métier.
L'Illustration, No. 3238, 18 Mars, 1905
L'Illustration, No. 3238, 18 Mars, 1905
Various
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Les Charmettes, cette agreste maison de Mme de Warens, blottie au fond d'un vallon de la Savoie, à deux pas de Chambéry; les Charmettes, où Jean-Jacques coula auprès de la ?Maman? quelques-uns des rares bons jours de sa vie aventureuse, allaient être vendues, c'est-à-dire accaparées, fermées aux pèlerins, détruites peut-être. L'Etat, en accordant 25.000 francs pour le rachat de cette maisonnette, fameuse dans l'histoire de la littérature, la conserve au culte de Rousseau. Les fidèles, de nouveau, pourront librement errer dans les allées étroites du jardinet, bordées de roses en été, et y rêver devant le calme horizon de montagnes; ils pourront franchir la porte basse, cintrée, que, les premiers soleils revenus, des glycines vénérables et toujours vigoureuses ombragent de leurs grappes mauves et, sous la conduite des guides obsédants, visiter le petit musée où, à l'aide de meubles d'authenticité douteuse, on s'est efforcé de reconstituer l'intérieur où vécurent les deux amis.
L'Illustration, No. 3248, 27 Mai, 1905
L'Illustration, No. 3248, 27 Mai, 1905
Various
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A la veille du voyage en France de S. M. Alphonse XIII, nous avons la bonne fortune d'offrir à nos lecteurs un portrait inédit du roi d'Espagne. Cette photographie a été prise, au palais royal de Madrid, il y a quinze jours, par le photographe de la cour, M. Franzen, représentant en la circonstance L'Illustration elle-même. Le jeune souverain avait bien voulu accorder au premier journal illustré fran?ais une pose spéciale, pour laquelle il avait revêtu l'uniforme qu'il doit porter à son entrée à Paris, et il avait mis le grand cordon de la Légion d'honneur.
L'Illustration, No. 3261, 26 Ao?t, 1905
L'Illustration, No. 3261, 26 Ao?t, 1905
Various
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On est l?che... On a passé quelques semaines à jouir égo?stement d'un Paris délicieux dont ceux qui vont prendre au loin leurs vacances ne soup?onnent pas le pittoresque et la gr?ce; on a savouré la paix de ses beaux jardins désertés, de ses rues presque silencieuses; autour des petites tables des cabarets du boulevard on a pu choisir sa place, sans h?te, et commander son d?ner à des ma?tres d'h?tel que l'oisiveté rendait affables; on a connu le sourire des cochers de fiacre... En compagnie de ?ceux qui restent?, on s'est efforcé de médire très spirituellement de ?ceux qui sont partis?; et puis, un beau jour, on s'éveille toute troublée; une vague curiosité vous prend, je ne sais quel besoin de changer de place,--une nostalgie de l'ailleurs.
L'Illustration, No. 3259, 12 Ao?t, 1905
L'Illustration, No. 3259, 12 Ao?t, 1905
Various
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Tous, il est vrai, n'ont pas les mêmes go?ts; et, par exemple, un grand nombre de Parisiens avaient, dimanche dernier, préféré au plaisir de la ?balade? champêtre celui de demeurer à Paris pour y acclamer ?tienne Dolet. Justement, à l'heure de prendre mon train, j'ai vu passer, sous ma fenêtre, un de ces groupes. Une jeune femme, coiffée d'un chapeau rouge, le précédait; derrière elle, un drapeau rouge était déployé, que portaient des jeunes gens. Je les ai suivis jusqu'à l'H?tel de Ville. Ils criaient, sur un rythme de marche: Hou! Hou! la calotte! Un de mes amis, professeur à l'?cole des Langues orientales, m'accompagnait; je le priai de me renseigner sur l'étymologie de ce cri, que j'entendais pour la première fois.
L'Illustration, No. 3256, 22 Juillet, 1905
L'Illustration, No. 3256, 22 Juillet, 1905
Various
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Ce drame du Farfadet n'aura pas été pour nous qu'un affreux cauchemar de deux semaines: il laissera, ce me semble, dans l'esprit des braves gens qui réfléchissent, le souvenir d'une très douloureuse le?on... Vraiment notre science a d'étranges lacunes et nous sommes un peu trop fiers, peut-être, des victoires qu'elle nous aide à remporter, ?à et là, sur la vie. Elle a réalisé, cette pauvre science, des tours de force dont la vue nous stupéfie; et c'est pitié de voir éclater tout à coup son impuissance en face de problèmes dont il semblait que la solution ne d?t être qu'un jeu pour elle...
L'Illustration, No. 3241, 8 Avril, 1905
L'Illustration, No. 3241, 8 Avril, 1905
Various
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Ce sont des enfants, ces cavaliers, mais en qui déjà s'ébauchent plaisamment les hommes qu'ils seront demain, et je crois que je saurais deviner, au passage, à quoi rêve chacun d'eux, dans le bercement de cette chevauchée matinale; voici le piocheur, et voici le paresseux; voici l'ambitieux, et voici le dilettante; celui que séduiront les aventures difficiles, et celui que sa jument, très soignée, n'emmènera jamais très loin du Bois... Il y a des fa?ons, à seize ans, d'être adroit ou gauche; de sourire, de saluer, de boutonner ses gants, de ?surveiller? sa silhouette, qui ne trompent pas l'oeil d'une femme.
L'Illustration, No. 3247, 20 Mai, 1905
L'Illustration, No. 3247, 20 Mai, 1905
Various
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C'était à Dunkerque, il y a cinq ou six ans, je crois. Une centaine de touristes--hommes et femmes de diverses nationalités et de tous les ?ges--encombraient le pont du remorqueur qui les allait conduire en rade, à bord de la Lusitania. La Lusitania appareillait pour une croisière d'un mois en Norvège. J'étais du voyage avec quelques amis. L'heure s'avan?ait et nous trouvions que ce remorqueur mettait bien du temps à démarrer. Le capitaine s'excusait: ?Il para?t, dit-il, qu'on attend encore quelqu'un...? Au même moment, une clameur ironique s'éleva, saluant l'arrivée des retardataires. C'étaient deux jeunes femmes; l'une, souriante, très jolie, grande, d'allure majestueuse et d'impeccable élégance; l'autre, plus modestement vêtue, un peu essoufflée, avec des paquets plein les mains,--la femme de chambre. Quelqu'un demanda: ?Qui est-ce?? Une voix répondit: ?Mme du Gast.? Une heure après, la Lusitania levait l'ancre et nous filions vers Bergen. La mer nous secouait un peu et la plupart des voyageuses avaient prudemment gagné leurs cabines. Insensible au roulis et à la poussière des embruns, la femme dont j'avais entendu prononcer le nom tout à l'heure s'était commodément installée au pont d'arrière, au milieu de couvertures et de coussins, à c?té d'une table légère où s'étalaient pêle-mêle des illustrés, des journaux, des livres. Elle était là comme chez elle, et ce flegme souriant nous intéressait. Coiffée d'une casquette blanche qui lui seyait à ravir, elle plaisait par je ne sais quoi de nonchalant et de cr?ne à la fois dans l'expression. Quelques passagers à cheveux gris s'extasiaient: ?On dirait l'impératrice Eugénie... vous rappelez-vous?? La ressemblance était, para?t-il, saisissante.
L'Illustration, No. 3730, 22 Ao?t, 1914
L'Illustration, No. 3730, 22 Ao?t, 1914
Various
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Le drapeau de la fenêtre.--Dès le premier jour de la mobilisation, Paris s'est pavoisé. Il l'a fait avec un tact et un culte de la nuance infiniment délicats. Ce pavois est sage, raisonnable, sans rien de fanfaron. Il affirme une croyance et traduit un espoir, mais ne déploie aucune vantardise. Loin de vouloir anticiper, il se réserve, il ne donne pas son plein, et l'on sent bien que son seul but est d'inviter la victoire en se gardant de l'afficher la veille. Un, deux, trois drapeaux, placés ?à et là à un balcon, font comprendre, à ne pas s'y tromper, qu'ils ne sauraient représenter tout l'effectif de la maison... Le regret avec lequel ils s'espacent parle de lui-même... Ce sont des drapeaux ?d'avant-garde?, tout simplement... A mesure que s'engageront les batailles, que s'affronteront les armées, que grandiront les luttes et se décidera la gloire... un par un, puis par tas, par gerbes, par bouquets, les autres qui sont à l'arrière, dans les chambres, sortiront par les fenêtres pour appara?tre, faire feu de toutes leurs couleurs et se dérouler le long du front. Il y en a ainsi des milliers de fran?ais, de belges, d'anglais, de russes, qui n'attendent que le moment prochain de fleurir et d'enrubanner nos murailles.
L'Illustration, No. 3235, 25 Février, 1905
L'Illustration, No. 3235, 25 Février, 1905
Various
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J'écoute avec curiosité ce qui se dit, à Paris, des gens et des choses de mon pays et, parmi tant d'opinions contradictoires, mon esprit s'embrouille un peu. Que dois-je penser du malheureux prince dont la bombe d'un révolutionnaire fit, il y a huit jours, sauter le corps en morceaux? C'était, écrivent les uns, le plus dangereusement réactionnaire des chefs... ennemi du peuple, opposé aux plus nécessaires réformes, il a subi le sort terrible auquel l'exposait depuis longtemps son imprudente politique; suivant la formule orientale, ?il a trouvé ce qu'il cherchait?. A quoi d'autres répondent: ?Vous vous trompez. Ce hautain n'était qu'un timide et que ceux qui le condamnent n'ont pas compris. Ce ?réactionnaire? ne méprisait point la liberté; mais il avait d'autres idées que nous sur la fa?on dont il convient d'en faire usage. Il méritait de vivre...?
L'Illustration, No. 3237, 11 Mars, 1905
L'Illustration, No. 3237, 11 Mars, 1905
Various
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Une classe au Conservatoire. Il est neuf heures et demie du matin. Une dizaine d'auditeurs à peine s'éparpillent, dans la salle faiblement éclairée, parmi les sièges rouges du parterre. Les musiciens s'installent. Ils sont là soixante-dix ou quatre-vingts jeunes gens et jeunes filles, lauréats des derniers concours, admis à l'honneur de composer l'orchestre qu'une heure par semaine, à huis clos, dirige Taffanel. La petite scène--jusqu'au fa?te du décor grec qui en remplit le fond--est encombrée de banquettes et de pupitres disposés en amphithé?tre et au-dessous desquels, à droite et à gauche du ma?tre, des chaises sont alignées. Les plus vieux de ces musiciens n'ont pas beaucoup plus de vingt ans et j'aper?ois au milieu d'eux de petits gar?ons, des fillettes. Tout cela compose un gentil tableau de jeunesse artiste. Aux premiers rangs--c?té des violons--les jeunes filles sont nombreuses (costumes simples, tenues de petites bourgeoises bien élevées que ne hantent point les rêves de chic des comédiennes); aux banquettes supérieures, sous la lumière des petites lampes électriques, brillent des boutons d'uniformes,--tuniques de lignards et d'artilleurs. A c?té de cr?nes militaires exactement tondus s'épanouissent des chevelures de ?pékins?, bien peignées et copieuses. On a d'avance posé sur les pupitres les diverses ?parties? de la Pastorale: c'est le déchiffrage d'aujourd'hui. Sur un signal du petit b?ton, dans le silence de la salle vide, la voix de la divine mélodie s'élève.
L'Illustration, No. 3250, 10 Juin, 1905
L'Illustration, No. 3250, 10 Juin, 1905
Various
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Nous ne réfléchissons pas assez que cette fa?on de sentir, qui est commune à la plupart des hommes, expose à de terribles dangers les pauvres rois et que cette vénération un peu puérile dont nous entourons leurs moindres gestes est l'excuse même de leurs illusions et de leurs erreurs. D'un enfant trop g?té nous faisons, le plus simplement du monde, un homme insupportable et nous nous étonnons qu'un apprenti-roi tire, logiquement, du spectacle de nos enthousiasmes et de l'admiration que chacun de ses actes semble nous inspirer, le sentiment qu'il est un homme très supérieur à nous et qu'il n'y a donc rien de plus légitime au monde et de plus nécessaire à notre félicité que la toute-puissance dont il est investi...
L'Illustration, No. 3246, 13 Mai, 1905
L'Illustration, No. 3246, 13 Mai, 1905
Various
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Les rois rendent volontiers, depuis quelque temps, visite aux Parisiens. Ils ne s'y sont pas décidés du premier coup. Paris républicain leur faisait un peu peur. ?Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille...? Et puis, petit à petit, le ?bloc? leur sembla très inoffensif. Ils se rassurèrent. Une fois rassurés, ils furent séduits. Aujourd'hui, c'est mieux encore; ce bloc, irrésistiblement, les attire. Ce n'est plus par politesse qu'ils consentent à nous venir voir: ils en éprouvent, dirait-on, le besoin. Ils avouent même --et rien ne saurait flatter davantage l'amour-propre des Parisiens--que leur grande joie serait de venir souvent chez eux, et sans être acclamés; d'y passer inaper?us; de jouir de Paris librement, à la fa?on du premier badaud venu; de pouvoir s'y rencontrer--comme, il y a dix jours, aux; Capucines, Edouard VII et Léopold II --sans que la foule y fit attention. Le soir où le roi d'Angleterre vint applaudir, aux Capucines, Mme Jeanne Granier, la petite salle était très joliment fleurie; des drapeaux anglais pendaient au-dessus de la porte; on avait cru devoir ainsi marquer d'un peu de solennité l'honneur de cette visite. On e?t augmenté le plaisir du roi en ne lui infligeant l'hommage ni de ces fleurs ni de ces drapeaux. Le saluer, c'était le reconna?tre. Et je sens quelle exquise volupté ce doit être, pour un homme condamné à ne jamais échapper une minute au supplice de la vénération publique, que de pouvoir penser de temps en temps: ?On ne me reconna?t pas!?
L'Illustration, No. 3257, 29 Juillet, 1905
L'Illustration, No. 3257, 29 Juillet, 1905
Various
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Concours du Conservatoire. La vraie ?grande semaine? de l'été parisien. Mais on a voulu l'entourer de plus de faste qu'autrefois, cette ?grande semaine?, et c'est dans un vrai thé?tre, ouvert aux curiosités de mille intrus, que les rites en sont à présent célébrés. ?Ce n'est plus ?a.? J'entends tout le monde répéter cette phrase, autour de moi, car j'ai la passion de ces concours et, depuis la contrebasse et l'alto qui en ouvrent la série jusqu'au trombone qui en sonnera tout à l'heure la cl?ture, je n'en manque pas un. C'est pour moi comme un bain d'émotion joyeuse et je ne me soucie guère, égo?ste que je suis, de savoir s'il est bon ou mauvais qu'il y ait des concours du Conservatoire et ce que valent les jugements qu'on y rend, ou à quoi auront servi, dans trente ans, les victoires qui s'y remportent aujourd'hui. J'y vois s'agiter de la jeunesse; j'assiste à des batailles dont le bruit n'est fait que de musique... je jouis des gentils spectacles que donnent l'espérance, la gr?ce, l'ardeur de vaincre; je vois (ou je crois voir), ?à et là, poindre les grandes renommées de demain et ma vanité s'en réjouit. On est toujours flatté (pourquoi? je n'en sais rien, vraiment) d'avoir été témoin de ces débuts-là, de pouvoir dire de l'artiste qu'on acclame: ?Je l'ai vu remporter (ou rater) son second prix, il y a quinze ans.?
L'Illustration, No. 3242, 15 Avril, 1905
L'Illustration, No. 3242, 15 Avril, 1905
Various
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Vous êtes surprise, hein? Vous ne pensiez pas qu'en cette ville-ci on p?t voir une foule s'écraser, frémir de joie et battre des mains à d'autres spectacles que ceux de Buffalo-Bill, du Palais-Royal et de l'Olympia. C'est que nous avons, en effet, dans le monde, une très mauvaise réputation. Nous passons pour le plus frivole des peuples, à force de nous montrer accueillants à la frivolité des autres; et, parce que Paris est le refuge béni des fêtards de l'univers, on croit que ?la fête? est la seule chose qui importe aux Parisiens.
L'Illustration, No. 3252, 24 Juin, 1905
L'Illustration, No. 3252, 24 Juin, 1905
Various
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Fête de Neuilly. Pourquoi faut-il aller à celle-là plut?t qu'aux autres? Je n'en sais rien. Ce sont les mystères de la mode. A Vaugirard, à Montmartre, aux Invalides, aux cours de Vincennes, il y a des fêtes foraines qui me paraissent égaler, par la gaieté, la diversité des amusements et des spectacles, celle de Neuilly; je suis même s?re qu'elles l'égalent: ne sont-ce pas les mêmes cirques, les mêmes manèges, les mêmes baraques que, de quartier en quartier, d'un bout de l'année à l'autre, l'industrie des forains promène autour de Paris?
L'Illustration, No. 3734, 26 Septembre, 1914
L'Illustration, No. 3734, 26 Septembre, 1914
Various
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De tous ces épiques combats où les n?tres, acharnés à bouter hors de France les hordes des Barbares, dépensent sans compter l'héro?sme et versent si magnanimement leur sang, nous ne conna?trons la farouche beauté que par les récits mêmes de ceux qui y tiennent un r?le glorieux. Nul spectateur passif de tant de vaillance et de tant d'abnégation. Et ceux qui, le plus ardemment, souhaiteraient de pouvoir témoigner des hauts faits que chaque jour voit s'accomplir, sont tenus à l'écart du champ de bataille. C'est très loin en arrière qu'il leur faut aller, le long des routes, recueillir la trace des vertus de ceux qui luttent et succombent pour la Patrie. Encore doivent-ils s'y aventurer furtivement, car les chemins sont bien gardés.
L'Illustration, No. 3249, 3 Juin, 1905
L'Illustration, No. 3249, 3 Juin, 1905
Various
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On dirait que les Parisiens ont renoncé, pour une semaine, à leurs amusements ordinaires et que brusquement leur curiosité s'est désintéressée de tout. Ne leur parlez point de politique en ce moment; ils ne savent pas ce que c'est et jamais les choses qu'on dit au Palais-Bourbon ne leur ont paru plus vaines et plus obscures. Ils ont oublié déjà les surprises délicieuses de l'exposition de Whistler et les étonnantes ferronneries qu'on leur montre au musée Galbera les laissent indifférents. Voilà presque une semaine que les anecdotes sur Rothschild leur semblent démodées et ce n'est que d'un oeil distrait qu'ils ?suivent? ce qui s'imprime au sujet du mariage du kronprinz. Un concours de ?balcons fleuris? s'est ouvert lundi dernier: ils l'ignorent; demain la Fête des Fleurs égayera, parfumera le bois de Boulogne: que leur importe? Ils ne vont depuis trois jours que là où ils ont chance de rencontrer leur nouvel h?te, de sourire à ses dix-neuf ans, de l'acclamer. Alphonse XIII est, à cette heure, l'occupation principale et l'unique joie de Paris.
L'Illustration, No. 3255, 15 Juillet, 1905
L'Illustration, No. 3255, 15 Juillet, 1905
Various
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Chattanooga, Brooklyn, Galveston... Je revois ces noms, imprimés en lettres d'or, au turban des calottes noires; et la vision me hante de ces grands gar?ons aux faces rasées, tout de noir vêtus, avec leurs jambières kaki, leurs cartouchières, leurs gourdes en toile blanche et portant, au bout du fusil, la ba?onnette courte, ?trapue? comme un poignard. Il y a de cela huit jours déjà. Ils descendaient l'avenue des Champs-Elysées, lentement, autour d'un catafalque attelé de six chevaux, joyeusement pavoisé et sur lequel s'amoncelaient des gerbes d'orchidées et de roses. Ils promenaient sur la ville et sur les gens des yeux surpris. Nous étions leur spectacle; ils étaient le n?tre. Et, le soir même, ils s'en allaient. Maintenant, ils naviguent et, depuis six jours, bercés dans leurs couchettes de cordes, ils rêvent de Paris.
L'Illustration, No. 3732, 5 Septembre, 1914
L'Illustration, No. 3732, 5 Septembre, 1914
Various
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L'histoire nous dit que le devoir d'affirmer et de maintenir le grand principe qui est, après tout, la source du progrès et de la civilisation a incombé parfois, à des moments critiques du passé, à des Etats relativement petits comme superficie et comme population, mais grands en courage et en ressources,--à Athènes et à Sparte, à la nation suisse, et non moins glorieusement, il y a trois siècles, aux Pays-Bas.
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